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Genre et transgressions

Séminaire

Date(s) : du 15/11/2012 15 h 00 au 15/11/2012 17 h 00

Lieu : salle Temime

Organisateur(s) / trice(s) à TELEMMe :

Groupe organisateur : [Quinquennal 2012-2017 ] — 2.3 – Genre et transgressions : pratiques, stratégies, représentations dans l’espace euro-méditerranéen (XVIe-XXIe siècles)


PRÉSENTATION

A ce jour, l’historiographie, en particulier l’histoire des femmes et du genre, a abordé le sujet des transgressions de la maternité selon différents points de vue mais peu d’approches comparent les discours et les pratiques. La folie puerpérale, dans les rares essais parus, a été perçue comme la tentative de la part de l’aliénisme de stigmatiser les mères célibataires, alors que les sources d’archives montrent que la plupart des mères internées à l’asile sont des femmes mariées. De la même manière, l’infanticide -étudié notamment dans le cadre des travaux sur la criminalité féminine – a rarement été mis en relation avec la folie maternelle, alors que l’une des raisons de l’internement à l’asile est la « prévention »de l’infanticide.

On soulignera donc de quelle manière au cours du XIXe siècle l’aliénisme construit le diagnostic de « folie puerpérale ». Folie de la grossesse, des suites des couches et de l’allaitement, celle-ci est d’abord confondue avec les délires des infections du post partum (la fièvre puerpérale) et progressivement rattachée au comportement de la mère (bizzareries, mélancolie, violence). Les folies de la maternité sont ainsi évoquées dans le discours médical pour établir une frontière à la transgression féminine ; cependant les pratiques nous montrent que parmi les femmes internées, la marginalité est un des facteurs principaux à l’origine de la maladie mentale.


PROGRAMME

Francesca Arena, chercheuse associée à Telemme
Les folies de la maternité au XIXe siècle : transgression et marginalité