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État des lieux : études sur le genre en Méditerranée

Séminaire

Date(s) : du 14/06/2018 15 h 00 au 14/06/2018 17 h 00

Lieu : Salle PAF, MMSH, Aix-en-Provence

Organisateur(s) / trice(s) à TELEMMe :

Groupe organisateur : 2.3 – Genre, résistance et innovations sociales dans l’espace euro-méditerranéen en situation de crise(s) – GECRIS


PRÉSENTATION

« Les études du genre en Tunisie : l’expérience de l’Université de Sousse »,  Boutheina Ben Hassine
L’Université de Sousse a connu avant la création du Master genre, des enseignements du genre à la Faculté des Lettres et des Sciences humaines aux départements de civilisation arabe et de civilisation américaine. Une unité de recherche dans le même établissement universitaire a été chargé d’étudier l’évolution de la jurisprudence à partir du Code du Statut personnel tunisien. Des mémoires et des thèses ont vu également le jour dans les départements d’arabe, d’anglais, de français et d’histoire.
Mais l’expérience est devenue plus concrète avec le projet Erasmus + : Gender Studies Curriculum : A Step for Democracy and Peace in EU-neighbouring countries with different traditions / GeSt. Il s’agit d’implanter des modules du genre dans trois institutions :la Faculté de Droit et des Sciences politiques, l’Institut Supérieur des Beaux Arts et l’Institut Supérieur de Ficalité et des Finances.
Cette expérience a été très fructueuse et elle a donné naissance au Master genre à la Faculté de Droit et des Sciences politiques.

« Les études de genre en Espagne: les effets de la crise », Marta Segarra
Après une période où les circonstances politiques (le parti socialiste espagnol au gouvernement) et économiques (une période de croissance apparente de l’économie espagnole) ont favorisé l' »investissement » de l’État dans les études de genre, la crise financière qui a foudroyé l’Espagne à partir de 2008 et jusqu’aujourd’hui a causé une grande régression au niveau du financement de la recherche et de l’enseignement en études de genre. Cependant, la crise – entre autres facteurs que je commenterai – a aussi provoqué un changement de cap dans ces études qui a des aspects positifs à mon avis, dont notamment une ouverture vers les études de sexualité et un contact plus étroit entre le monde de la recherche et celui de l’activisme et la société civile en général.


PROGRAMME

Marta Segarra, Univ. Paris 8, Laboratoire LEGS/ Univ. de Barcelone, présidente de RUSEMEG
Crise et études de genre en Espagne

Boutheina Ben Hassine, Univ. de Sousse, responsable du master Études sur le Genre, représentante Erasmus+ et GEST
Les études de genre en Tunisie : l’expérience de l’Université de Sousse