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Relations interdites, enfants oubliés ? Les relations entre femmes allemandes et prisonniers de guerre français pendant la Seconde Guerre mondiale

Gwendoline Cicottini

Relations interdites, enfants oubliés ? Les relations entre femmes allemandes et prisonniers de guerre français pendant la Seconde Guerre mondiale

Thèse de Doctorat en Histoire

Sous la direction de Isabelle Renaudet et de Prof. Dr. Johannes Großmann

Soutenue le 26 novembre 2020 à MMSH Salle DUBY

Membres du jury :

Mme Isabelle RENAUDET (Aix Marseille Université), M. Johannes GROßMANN (Universität Tübingen), Mme Anne KWASCHIK (Universität Konstanz), M. Fabrice VIRGILI (CNRS- Université Paris 1), Mme Nicole COLIN (Université Aix-Marseille), M. Fabian LEMMES (Universität Bochum)

Mots clés : franco-allemand, Enfant de la guerre, Seconde Guerre mondiale, prisonniers de guerre français,

Résumé :

Centré sur les enfants de la guerre franco-allemands nés pendant la Seconde Guerre mondiale et pendant l’occupation française en Allemagne, le projet de thèse se veut une contribution à une histoire des relations franco-allemandes abordée du point de vue des contacts entre civils. Si le XXe siècle constitue un temps fort dans l’histoire de ces contacts, peut-on considérer la Seconde Guerre mondiale comme son prélude ? Cette hypothèse de travail conduit à relativiser la césure de 1945 tout en inscrivant la trajectoire de ces enfants dans une histoire transnationale. Alors que l’Etat-nation constitue un repère identitaire majeur dans les années 1940, mon objet invite à aborder les enfants de la guerre comme résultant d’interactions et de constructions « internationales ». A partir de leur trajectoire, on se propose donc d’interroger, voire de déconstruire, le concept de nationalité si prégnant dans la culture allemande sous le IIIème Reich : comment les « ennemis » ont-ils pu devenir des voisins, des amants ? Reposant sur des sources écrites et le témoignage des enfants de la guerre franco-allemands devenus adultes, nourri des travaux des sciences sociales relatives à la question de la parenté ou de la sociologie des mobilisations, le projet de thèse se rattache à l’histoire culturelle des relations franco-allemandes, à l’histoire de l’enfance, de la guerre, à l’histoire de l’intime et du corps.

Keywords : franco-german, Children of war, French prisoners of war, World War II,

Abstract :

Focused on franco-german children of war born during the World War II and during the french occupation in Germany, the thesis project will be a contribution to an history about the franco-german relations from the point of view of the contacts between the civils. If the 20th century is a high point in the history of these contacts, could we consider the World War II as its prelude ? This working hypothesis relativise the caesura of 1945 because it enables these children to enter in a cross-border history. While the Nation-state is an important marker of identity in the forties, my object invite to approach the children of war as the result of « internationals » interactions and constructions. From their trajectory, we will question, and maybe deconstruct, the concept of nationality, so significant in the german culture during the Third Reich : How could « enemies » become neighbours, lovers ? Based on written sources and testimonies of franco-german children of war as adults, with the help of works of social sciences about the question of kinship or sociology of mobilizations, the thesis project relates to cultural history of franco-german relations, history of childhood, of war and history of intimacy and body.