Doctorante contractuelle
Groupe(s) :
Thèse
- Thèse de Doctorat en Histoire
- Sous la direction de Laure Verdon et de Martine CHARAGEAT (Université Bordeaux Montaigne)
Cursus
- Doctorat contractuel en histoire médiévale à Aix-Marseille Université en partenariat avec la Casa de Velázquez, Présent. Sous la codirection de Laure Verdon et Martine Charageat. Sujet de la thèse : « Le droit en mouvement : archives du silence, voix féminines et recomposition du droit entre deux souverainetés (Couronne d’Aragon et comté de Toulouse, XIIIe siècle) »
- Master 2 Histoire – Parcours Pouvoirs, Savoirs, Genre, à l’Université Aix-Marseille, 2025. Sous la direction d’Emmanuel Bain. Mention Très Bien. Sujet du mémoire : « Réécrire la mémoire d’une reine sainte. Traduction et commentaire de la Vita Bathildis B (BHL 908) ».
- Master 1 Histoire, Patrimoine et civilisation – Mondes antiques et médiévaux, à l’Université Aix-Marseille, 2024. Sous la direction d’Emmanuel Bain. Mention Très Bien. Sujet du mémoire : « La reine virile. Sainte Bathilde et la subversion du genre ».
- Licence Histoire renforcée, à l’Université Aix-Marseille, 2020-2023. Mention bien.
Sujet de thèse
Au XIIIe siècle, les territoires entre le comté de Toulouse et la Couronne d’Aragon apparaissent fragmentés sur le plan politique. Pourtant, au-delà de cette discontinuité apparente, se dessinent des dynamiques transversales : circulations juridiques, zones de contact et échanges normatifs structurent ces espaces au-delà des découpages territoriaux. C’est dans cette logique d’influence juridique que s’inscrit ce travail de recherche. Ces territoires transpyrénéens sont engagés au XIIIe siècle dans un processus d’unification et de formalisation du droit par l’écrit. Dans les deux espaces, la mise par écrit du droit accompagne un effort de structuration territoriale : en Aragon par la compilation normative, en Languedoc par l’affirmation des juridictions urbaines et l’ancrage du droit dans les communautés locales. Ce contexte de production juridique constitue un cadre propice pour interroger la manière dont le droit encadre les rapports de genre. En définissant qui peut parler, être entendu ou transmettre une norme selon le genre, ce cadre juridique participe ainsi à la construction d’un régime de genre. Cela conduit à interroger les mécanismes d’invisibilisation du féminin à l’œuvre dans la mise par écrit du droit, au moment où celui-ci se codifie, se territorialise et s’institutionnalise. Cette invisibilisation ne reflète pas une réalité sociale : elle émane d’une fabrique masculine du droit qui sélectionne, hiérarchise et légitime les acteurs selon le genre. Mettre en lumière les usages concrets du droit permet alors de confronter cette construction discursive à la réalité des pratiques et de restituer les formes de la présence et de l’intervention des femmes dans les usages concrets du droit. Les femmes ne sont pas absentes des espaces judiciaires : elles y interviennent, portent plainte, négocient, témoignent. À partir des sources judiciaires, il devient possible de reconstituer les conditions de leur prise de parole, de leur présence ainsi que les stratégies qu’elles mobilisent et les marges d’action dont elles disposent. Mais c’est aussi en dehors des tribunaux que se dessine une autre réalité normative, informelle, mais tout aussi opérante, qui conduit à interroger les marges du judiciaire, là où le droit se négocie au quotidien. Dans ces espaces extrajudiciaires, les femmes peuvent participer activement à la production des normes et à la régulation des conflits.
Participation aux événements de TELEMMe :
Marine Bonhomme a participé aux événements organisés par TELEMMe suivants :
- Annulé | Séminaire « Communs, communautés, espaces publics : redéfinir le politique, du Moyen Âge à l’époque contemporaine » | Séminaire | 21 janvier 2026 14 h 00