J’ai le plaisir de vous annoncer la soutenance à venir de ma thèse, qui s’intitule :
Construire la ville et s’approprier le chantier : une étude socio-géographique du quotidien de travail dans le bâtiment
La soutenance aura lieu le mercredi 19 juin prochain à 10 heures en salle Duby à la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme, 5 rue Château de l’Horloge, Aix-en-Provence.
Elle se tiendra uniquement en présentiel. Si vous souhaitez y assister, merci de m’envoyer un e-mail à l’adresse marguerite.valcin@univ-amu.fr
Le jury est composé de :
- Virginie BABY-COLLIN, Professeure des universités, Aix-Marseille Université – Directrice de thèse
- Béatrice COLLIGNON Professeure des universités, Université Bordeaux-Montaigne – Présidente du jury
- Nicolas JOUNIN, Maître de conférences, CEDAET – Examinateur
- Valérie LAVAUD-LETILLEUL, Professeure des universités, Université Paul Valéry Montpellier 3 – Rapporteuse
- Delphine MERCIER, Directrice de recherche, CNRS / Aix-Marseille Université – Co-directrice de thèse
- Fabrice RIPOLL, Professeur des universités, Université Paris-Est Créteil – Rapporteur
- Jens THOEMMES, Directeur de recherche, CNRS / Université Toulouse II Jean Jaurès – Examinateur
Résumé de la thèse :
Au croisement de la géographie critique et de la sociologie du travail, cette thèse analyse le quotidien des travailleurs et travailleuses qui œuvrent à la construction matérielle de la ville, sur les chantiers du bâtiment. Centrée sur l’échelle micro et les ouvriers et ouvrières, la thèse s’appuie sur un travail d’observation directe sur de grands chantiers situés en région Sud et sur des entretiens semi- directifs d’inspiration ethnographique. À partir de ce matériau, l’autrice interroge l’agentivité de groupes minoritaires en articulant le propos autour de la notion d’appropriation. L’intérêt de cette notion est qu’elle peut s’appliquer tant aux gestes et conditions de travail qu’au lieu de travail. La thèse questionne ainsi les tactiques et stratégies ouvrières en des espaces de travail fortement hiérarchisés, dans un secteur marqué par une compression des délais de réalisation et une précarisation des statuts d’emploi. Elle aborde aussi le rapport aux chantiers en tant qu’espaces éphémères, ouvriers et masculins, dans un secteur où les mobilités professionnelles sont fréquentes et contraintes. Elle interroge enfin la reconnaissance du travail dans un contexte de dévalorisation symbolique des métiers ouvriers et de distance croissante entre la conception des ouvrages et l’exécution des travaux.
Au plaisir de vous y retrouver.
Bien cordialement,
Marguerite Valcin