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[Quinquennal 2018-2023 ] — 2.1 – DesAncrages : appartenances, mobilités, conflits du Moyen Âge à nos jours


Le groupe « (Des)Ancrages : appartenances, mobilités et conflits du Moyen Âge à nos jours » travaillera, grâce à une approche pluridisciplinaire (histoire, géographie, science politique et droit) et de longue durée, à l’étude des processus par lesquels des individus ou des groupes s’ancrent dans leurs (mi)lieux environnants, et comment, que ce soient par les mobilités ou les conflits, ils se « désancrent » de gré ou de force. En croisant les périodes et les échelles d’observation, il s’agira de comprendre de quelle manière s’élaborent et se transmettent les appartenances socio-spatiales, et comment celles-ci participent à la production de la localité. Les situations conflictuelles et/ou de mobilités constitueront ici un observatoire privilégié car elles donnent à voir, tout autant qu’elles mettent à l’épreuve et transforment les appartenances aux lieux. En analysant par quels biais les ancrages territoriaux sont revendiqués, réactivés, assignés, transformés, transmis ou effacés dans des situations d’instabilité, il s’agira de mettre en évidence la dimension politique, sociale et/ou culturelle de l’identification des personnes aux lieux et réciproquement.

La question du politique sera travaillée par l’examen des relations de pouvoir abordées à travers trois thèmes : le conflit ou les processus conflictuels, les procédures de l’ancrage dans les lieux et territoires et les dynamiques d’appartenances, qui éclairent les formes d’appropriation des biens communs. L’étude des conflits permettra d’éclairer les logiques qui sous-tendent le social et redéfinissent les catégories, appartenances et liens qui unissent les acteurs aux territoires. Nous examinerons comment les acteurs politiques et sociaux s’emparent de l’espace comme ressource matérielle ou idéologique pour fortifier et ancrer leur position, mais aussi comment les sociétés s’enracinent dans des lieux que leurs dynamiques façonnent.

Compte tenu de l’ancienneté du feuilletage des constructions politiques, mais aussi de l’intensité des flux et des échanges dans l’espace méditerranéen, on observera les circulations et mobilités sociales et spatiales à différentes échelles et durées : migration locale ou internationale, appartenances micro-locales ou multi-territorialisées. L’étude qualitative et contextuelle des trajectoires individuelles et collectives révèlera les transactions biographiques et relationnelles qui produisent et révèlent les tensions entre deux aspects de l’expérience migratoire : déplacement et déliaison d’une part, ancrage(s) et appartenance(s) de l’autre. Plusieurs questionnements seront à l’étude : comment les individus articulent-ils les circulations transnationales et les dynamiques d’installations multi-situées, temporaires ou plus durables ? Comment s’élaborent les référents d’appartenance, d’un point de vue individuel et collectif ? Comment se redéfinissent les cultures, se transmettent les héritages et se diffusent les mémoires à travers différents vecteurs (école, médias, littérature, récits, etc.) ?


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