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Les cadastres, témoins de l’occupation et de l’organisation de l’espace : Pertuis et Mérindol (Vaucluse), XVIe-XIXe siècle

Philippe Hurtaut

Les cadastres, témoins de l’occupation et de l’organisation de l’espace : Pertuis et Mérindol (Vaucluse), XVIe-XIXe siècle

Thèse de Doctorat en Histoire et humanités

Sous la direction de Gabriel Audisio

Soutenue le 20 décembre 2003 à AMU

Membres du jury :

B. Cousin, E. Pelaquier (CNRS), P. Bourdin (U. Clermont-Ferrand II).

Mention : Très honorable

Mots clés : Cadastres, Pertuis, Histoire, Mérindol

Résumé :

Sur un terroir se conjuguent, d’une part la Nature et ses attributs physiques, nature du sol, relief, climat, et d’autre part les Hommes qui l’habitent et en tirent leurs ressources, avec leur organisation et leurs coutumes. C’est l’évolution des traces laissées successivement par l’interférence de ces deux pôles que les cadastres nous permettent de repè́rer. Pour exploiter ces traces, je me suis proposé de procéder comme suit. J’effectue tout d’abord une analyse rigoureuse de l’occupation du sol à partir des données directes portant sur le découpage de l’espace en lieux-dits et en parcelles. Cette analyse fait ressortir les principales formes de l’occupation du sol, constructions, cultures, espaces laissés à l’état naturel, de même que la répartition des cultures dans les lieux-dits. Les réponses ainsi apportées à la question comment ? , ne manquent pas de soulever la question : pourquoi ? C’est à travers l’organisation sociale de la communauté que j’ai cherché une réponse à cette deuxième question. Cette organisation est perceptible au sein du corps des propriétaires, qui sont les seules personnes figurant dans les cadastres : elle marque les terroirs d’une profond empreinte. Les différences radicales qui existent entre les sociétés de Pertuis et de Mérindol, permettent de mettre ce rôle en évidence. En effet à Pertuis se trouvent des propriétaires très riches, qui sont des privilégiés de l’Ancien Régime, alors qu’à Mérindol tous les propriétaires sont à l’origine des paysans appelés à repeupler un terroir déserté et sont placés de ce fait sur un pied d’égalité. On constate que cette différence majeure entre les deux sociétés influe sur les choix de mise en valeur.