Accueil > Thèses > Les enquêtes domaniales des Comtes de Provence Charles Ier (1250-52), Charles II (1296-99) et Robert Ier d’Anjou (1331-33) : viguerie de Tarascon et Avignon : édition et commentaire

Les enquêtes domaniales des Comtes de Provence Charles Ier (1250-52), Charles II (1296-99) et Robert Ier d’Anjou (1331-33) : viguerie de Tarascon et Avignon : édition et commentaire

Christine Martin Portier

Les enquêtes domaniales des Comtes de Provence Charles Ier (1250-52), Charles II (1296-99) et Robert Ier d’Anjou (1331-33) : viguerie de Tarascon et Avignon : édition et commentaire

Thèse de Doctorat en Histoire et humanités

Sous la direction de Jean-Paul Boyer

Soutenue le 22 décembre 2006 à AMU

Membres du jury :

Alain Belmont (U. Pierre Mendès-France), Lucien Bely (U. Paris IV), Brigitte Marin, Daniel Roche (Collège de France).

Mention : Très honorable

Mots clés : Prévôtés, Provence (France), Gouvernance, Provence (France)

Résumé :

Les enquêtes domaniales des comtes de Provence Charles Ier, Charles II et Robert d’Anjou constituent une des sources les plus intéressantes, et les plus volumineuses, de l’histoire de cette région au Moyen-Age. Leur édition porte ici sur la partie des enquêtes concernant les vigueries de Tarascon et d’Avignon en 1297-1299 et en 1331-1333. Durant cette période, les rois angevins constituent un Etat centralisé, ayant pour capitale Naples. Dans le cadre de cette politique, la Provence rhodanienne n’est pas dépourvue d’intérêt. Située face au royaume de France, elle voit, en 1309, le pape s’installer en Avignon. Dans ce contexte le comte de Provence se sert de ces enquêtes successives, menées de façon de plus en plus rigoureuse, pour affirmer et définir ses droits éminents. Devenues un instrument de gouvernement, ces investigations régulières lui permettent de contrôler l’espace et les hommes. Ceux-ci apparaissent au travers des reconnaissances qu’ils font aux officiers royaux. La plupart du temps on peut constater une emprise comtale plus marquée au fil des enquêtes. Celles-ci montrent un contraste entre une zone dynamique, irriguée par les flux du commerce international et profitant de l’attractivité de la cité papale, et une zone plus agricole, à l’écart de ces flux, où les difficultés semblent plus grandes, annonçant un XIVe siècle calamiteux.