Colloque
Date(s) : du 20 novembre 2025 9 h 00 au 21 novembre 2025 16 h 00
Lieu : MMSH, 5 Rue Château de l'Horloge, 13090 Aix-en-Provence
Organisateur(s) / trice(s) à TELEMMe :
Projet organisateur : ENERGON
PRÉSENTATION
Dans le contexte du changement climatique et de la volonté de réduire les émissions de GES issues d’un système largement dominé par les énergies fossiles, la transition énergétique peut apparaître comme un discours relativement consensuel dans les sphères politiques, économiques et médiatiques en Europe. Mais elle est aussi un concept contesté dans les sphères climato-septiques, comme en atteste la sortie des États-Unis des accords de Paris. Des divergences persistent également quant à la définition concrète de son contenu (Hourcade et Van Neste, 2019). Ses objectifs diffèrent : allant du maintien de la société d’abondance actuelle, jusqu’à la décroissance par la sobriété énergétique (Aykut et Evrard, 2017 ; Parrique, 2022). Par ailleurs, les approches sociotechniques qui entretiennent un rapport rétroactif entre dimension technique et sociale Simondon, 1958 ; Akrich, 1989) sont désormais insuffisantes pour prendre en compte les questions environnementales et la réalité des socio-écosystèmes. Au-delà des débats théoriques, il nous semble essentiel d’être attentifs aux processus de territorialisation de la transition (Duran, 2020), à savoir son inscription dans des territoires concrets (Mattina et al., 2023 ; Meyer et Weber, 2024), dans la mesure où elle met en tension « des enjeux globaux, dont les références sont a-territoriales, et les enjeux locaux encastrés dans des systèmes d’action établis » (Bombenger, Larrue, 2014).
Le programme ENERGON soutenu par le labex DRIIHM de 2022 à 2024, nous a permis d’interroger les reconfigurations territoriales de six Observatoires Hommes-Milieux en France et en Amérique du Nord. Ces cas d’étude (Daviet, Barthelemy et al, 2024) ont constitué des laboratoires permettant de mettre à l’épreuve la notion de nexus entre société, technologie et environnement. A l’image du « Water-Food-Energy nexus » (Urbinatti et al., 2020), envisager les transitions énergétiques comme un nexus « Société-Technique-Environnement » amène à accepter qu’une action sur l’une de ses composantes ait un impact sur les deux autres. En ce sens, l’approche par les nexus (définis en tant que liens, interrelations) permet de « casser les silos disciplinaires » (Cairns et Krzywoszynka, 2016) pour élaborer une méthodologie intégrée, adaptée à l’échelle territoriale, aux matérialités de la transition (Forget, Bos, Carrizo, 2021), et aux flux de ressources (métabolisme territorial). Cela permet d’évaluer les conséquences des transitions énergétiques sur les socio-écosystèmes (Cumming et Collier, 2005 ; Ostrom, 2007).
Les reconfigurations techniques renvoient aux mutations des systèmes énergétiques et aux processus de décarbonation (dans un continuum production/transport/usage). Les reconfigurations sociétales, au sens large, comprennent les réseaux d’acteurs publics et privés (Velut, Ghorra Gobin, 2006 ; Perrin & Bouisset, 2022), les politiques publiques, les modèles économiques. Les reconfigurations environnementales comprennent la redistribution des espaces et de leur usage, les mutations paysagères, la pression sur les ressources et plus généralement la recomposition des milieux. Chaque composante (technique, sociétale environnementale) a ses temporalités et rencontre des freins, des impulsions, des effets de seuil ; d’où des crises qui sont des moments de tension et de déséquilibres.
Le présent colloque ambitionne l’analyse d’un large panel d’exemples territoriaux afin de mieux appréhender les modalités de leurs reconfigurations. Parmi ces modalités, quelques questions clés :
- Est-ce que ces reconfigurations s’effectuent dans des contextes conflictuels ou consensuels, quelles sont les modalités de concertation et de débat public ?
- Ces reconfigurations manifestent-elles une dépendance au sentier ou une capacité à créer de nouveaux chemins via des dynamiques d’innovation ?
- Les rapports entre enjeu climatique et biodiversité présentent-ils des synergies ou s’avèrent-ils plus complexes ? Comment se pose la question des ressources ?
- Quid de la reconfiguration de l’échelle de gouvernance et de fonctionnement des systèmes énergétiques ? Quelles articulations entre local et régional ?
En explorant ces questions, le colloque cherche à appréhender la transformation des systèmes énergétiques, dans un contexte de territorialisation des politiques publiques et dans une perspective de durabilité réaliste.
- Inscription : https://energon2025.sciencesconf.org/
- Contact : energon2025@sciencesconf.org
PROGRAMME
Jeudi 20 novembre 2025
Amphi Germaine TILLION
Matin
9H00 Accueil
9H30-10H00 Ouverture institutionnelle
- Maryline Crivello, VP CA et mission interdisciplinarité ;
- Charlie Barla, directeur de la CISAM VP délégué à la valorisation et à l’innovation;
- Corinne Pardo Responsable Pilotage du Labex DRIIHM Chargée de mission CNRS Écologie & Environnement
10H00-10H30 Ouverture scientifique :
- Teva Meyer, MCF Université de Haute Alsace, ERC GeoNuFE
10H40-11H00 Pause
11H30 -12H30 Session 1. Transition énergétique, décarbonation et industrie
Présidence : Sébastien Velut (Creda, Paris)
- Transition énergétique, de l’économie circulaire à la décarbonation. La transformation contrariée du territoire industrialo-portuaire de Dunkerque (Hauts-de-France).
S. Boutillier et B. Laperche (ISI.Lab.RII, Dunkerque) - Le développement d’une filière de stockage géologique de CO2 au Royaume-Uni : nouveaux territoires, nouvelles rivalités.
M. Bailoni (LOTERR, Metz) - La transition énergétique en tant que vecteur de reconfiguration des trajectoires industrielles et territoriales. L’exemple de la région Sud-PACA.
A. Grondeau et T. Aubert (TELEMMe, Aix-en-Provence) - Securing the Energy Transition ? The Securitization of Lithium Supply Chains in France through the EMILI Project.
L. Miailhes (ESPOL, Lille)
12H30 13H30-Pause déjeuner salle de convivialité
Après-midi
13H30-15H00 Session 2. La transition énergétique dans les territoires anciennement industrialisés et post-miniers
Présidence : Sylvie Daviet (TELEMMe, Aix-en-Provence)
- Enquête publique sur l’approvisionnement en bois de la centrale biomasse de Gardanne-Meyreuil (France): le dernier épisode d’une saga de 15 ans ?
Y. Noack (CEREGE, Aix-en-Provence) - La décarbonation comme nouveau levier contrarié de reconversion des territoires post-miniers : le cas de la « réindustrialisation décarbonée » de la centrale Émile Huchet.
D. Maillard (LOTERR, Metz) - Des mots et des mythes : la fabrique discursive du consensus autour de la transition énergétique de l’ancien bassin houiller lorrain. Entre promesses de transitions et verrouillage des futurs possibles.
M. Stein (ENSTA, Paris) - Hydrogen as a Bridge Builder ? Establishing a Cross-Border Hydrogen Network in the Border Region SaarLorLux.
F. Weber (Saarland University)
15H00-16H30 Session 3. La transition énergétique dans les Suds
Présidence : Vincent Bos (I-Tésé, CEA, Paris-Saclay)
- Une reconfiguration des systèmes énergétiques transméditerranéens ? Du gazoduc au corridor hydrogène.
N. Benalouache (TELEMMe, Aix-en-Provence) - Vue de là-bas, la transition : tensions territoriales et controverses minières en Afrique australe.
A. Lafarge et M-E. Forget (EDYTEM, Chambéry) - La transition énergétique dans le Nord-Est du Brésil : Bénéfices, Contradictions et Impacts sur le Nexus Eau-Alimentation-Énergie.
L. Coutinho (CREDA, Paris) - Transition énergétique et acceptabilité des projets de production d’électricité renouvelable en Amérique latine : comparaison entre des parcs éoliens au Brésil et photovoltaïques en Colombie.
F. Lecomte et F. Gauché (CREDA, Paris)
Pause salle de convivialité
17H00-18H30 Session 4. Énergies renouvelables et conflictualité
Présidence : Christine Bouisset (TREE, Pau)
- L’« invasion verte » de la Sardaigne. Premier retour ethnographique sur une transition controversée.
U. Cao (CEReSS, Marseille) et M. Tuscano (LPED, Marseille) - Entre enrôlement et conflictualité : les territorialisations différenciées des tarifs d’achat à la Guadeloupe et à la Barbade.
A. Goerens (CEPEL, Montpellier) - Éolien en mer : l’implication des associations environnementales à Saint-Brieuc, entre cadrage contraint et dissonance locales.
J. Jestin (AMURE, Brest) - Une transition sous contrôle : trajectoire contrariée de l’agrivoltaïsme dans les Alpes provençales.
H. Jeanmougin et M. Olive (MESOPOLHIS, Aix-en-Provence)
Vendredi 21 novembre 2025
Matin
09H00 10H30 Sessions 5 (Amphi Germaine Tillion) et session 6 (Grand Amphithéâtre) en parallèle
Session 5. Transition locale et autonomie énergétique ? (Amphi Germaine Tillion)
Présidence : Pierre Fournier (MESOPOLHIS, Aix-en-Provence)
- Débrancher le pouvoir ? Communautés locales d’énergie et reconfigurations socio-spatiales.
L. Lasnon (CERREV, Caen) - La dimension spatiale des communautés d’autoconsommation collective d’électricité : quel rôle dans les trajectoires de transition énergétique ?
M. Pappalardo (LAVUE, Nanterre) - Entre « big is beautiful » et « soft energy path », un développement contrasté des énergies renouvelables en région Nouvelle-Aquitaine.
H. Vosila et S. Roche (SciPo Bordeaux, Bordeaux) - La transition énergétique locale : de la responsabilisation à la politisation ?
T. Chabrolle (IDEES, Le Havre)
Session 6. Reconfiguration des échelles et enjeux de gouvernance (Grand Amphithéâtre)
Présidence : Marie Forget (EDYTEM, Chambery)
- L’Île-de-France électrique au prisme de son réseau : enquête géolégale sur les S3REnR, dispositifs méconnus au cœur des reconfigurations énergétiques territoriales.
E. Santoire (LATTS, Champs-sur-Marne) et B. Lormeteau (IODE, Rennes) - Reconfigurations du système sociotechnique électrique en Australie au prisme du stockage électrochimique.
M. Pellegrino (LATTS, Champs-sur-Marne) et B. Barroca (LabUrba, Champs-sur-Marne) - Du séisme à la production énergétique, vers une gouvernance en commun du sous-sol ?
J. Missaghieh-Poncet (TREE, Pau) - Le déploiement des réseaux de chaleur : compétence décentralisée ou territorialisation de la production d’énergie contrôlée ?
A. Coblence et H. Nessi (LAVUE, Nanterre)
Pause 10H30-11H00 salle de convivialité
11H00-12H30 Table ronde Les transition énergétiques, enjeux multiscalaires et multi-acteurs (Grand Amphithéâtre de la MMSH)
Animation : Alexandre Grondeau (TELEMMe, Aix-en-Provence)
- Paul Lucchese (Ingénieur CEA, Agence Internationale de l’Energie)
- Philippe Drobinski (DR CNRS, École polytechnique, MedECC nexus WEF en Méditerranée)
- Pierre Zoschke (DR CNRS, LEMTA, Nancy, Chef de programme PEPR SPLEEN)
- Céline Pascual-Espuny (PU, VP Développement Durable AMU)
Buffet 12H30-13H30 salle de convivialité
Après-midi
13H30-15H00 Session 7. Prévenir les conflits, comprendre les territoires, outils et méthodes
Présidence : Teva Meyer (CRESAT, Mulhouse)
- Mettre en paysage les ambitions énergétiques chiffrées des territoires.
R. Pistoni (LAREPENSP, Versailles), G. des Déserts (Collectif Paysages de l’après-pétrole, Paris) et A. Doreau (Réseau Cler, Paris) - Agrivoltaïsme : des reconfigurations technologiques pour résoudre les conflits d’usage des sols ?
Z. Zerbib (G2Elab-MAGE, Grenoble) - Le nucléaire sans transition ? Tensions maitrisées entre groupes socio-professionnels autour d’un site électronucléaire piémontais en démantèlement.
E. Bini (Università Federico II, Naples) et C. Mattina (MESOPOLHIS, Aix-en-Provence) - Le débat global sur la transition énergétique et industrielle du territoire de Fos-Etang de Berre au cœur du nexus entre société, technologie et environnement.
S. Daviet (TELEMMe, Aix-en-Provence) et S. Velut (CREDA, Paris)
15H00-16H00 réflexions conclusives
- Xavier Arnault de Sartre, DR CNRS, UMR TREE, Cellule énergie du CNRS
Compléments
ENERGON 2025 : un colloque transdisciplinaire
Durant deux jours, les 20 et 21 novembre 2025, le colloque « Transition énergétique et reconfigurations des territoires » s’est déroulé à la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme à Aix-en-Provence. Faisant suite au programme de recherche ENERGON (2021-2024), il était organisé par le Labex DRIIHM (Dispositif de Recherche Interdisciplinaire sur les Interactions Hommes-Milieux), l’OHM (Observatoire Hommes-Milieux) Bassin Minier de Provence et l’UMR Telemme. Ce colloque a réuni plus de 120 participants, dont 40 intervenants issus du monde de la recherche (UMR, CNRS, CEA, PEPR Spleen, PEPR TASE, Chaire Trent, représentants du MedECC et de l’AIE …), une trentaine d’étudiants de master, des acteurs du territoire (le pôle de compétitivité Capenergies, l’association PIICTO qui pilote du programme Syrius et des représentants de l’ADEME à l’interface de nombreux programmes). Autour d’un débat devenu central, la transition énergétique, 10 ans après les Accords de Paris, l’objectif était de mieux comprendre les enjeux de cette transition, grâce à la mise en dialogue des disciplines et des territoires. Une grande variété de territoires étaient représentés : zones industrialo-portuaires, territoires post miniers, milieux insulaires, espaces agricoles et ruraux, en France, en Europe et dans les pays des Suds …
Les temps forts soulignant le rôle des sciences humaines et sociales :
- Une ouverture scientifique remarquée sur les relations entre « Energie et Pouvoir » était dispensée par Teva Meyer, maître de conférences à l’Université de Haute Alsace, géographe, spécialiste de géopolitique du nucléaire et porteur de l’ERC GeoNuFE
- Sept sessions couvraient un large spectre de thématiques: de la décarbonation de l’industrie à la gouvernance, en passant par les conflits autour des énergies renouvelables ou la question de l’autonomie énergétique…
- Une jeune recherche prometteuse était présente avec de nombreux doctorants et postdoctorants
- Une table ronde sur les enjeux multi-scalaires et multi-acteurs, faisant le lien avec les spécialistes du climat (GIEC), l’Agence Internationale de l’Energie, et les programmes PEPR (en particulier le PEPR Spleen sur la décarbonation) a permis également de souligner le rôle de l’université à travers ses dispositifs de recherche, formation (nouveaux diplômes) et innovation (techno-push versus use-pull)
- Une conclusion de Xavier Arnault de Sartre, géographe, DR CNRS, membre du comité de pilotage de la cellule énergie de CNRS, a souligné la structuration d’un réseau “Energie et SHS”, pour une science au service de la société, à l’image du rapport du groupe interdisciplinaire ARPEGES CNRS pour la Transition énergétique
- Géographes, urbanistes, aménageurs, paysagistes, politologues, sociologues, économistes, et spécialistes d’infocom ont illustré la diversité des SHS partie prenante du colloque.
L’approche par le nexus « Société, Technologie, Environnement ». Cette approche au cœur du programme Energon a été reprise par plusieurs intervenants. De quoi s’agit-il ? L’entrée par les territoires permet de relier les dimensions sociale, technique, environnementale de la transition. Les dimensions sociales comprennent les réseaux d’acteurs publics et privés, les politiques publiques, les modèles économiques. Les dimensions techniques renvoient aux mutations des systèmes énergétiques et aux processus de décarbonation (dans un continuum production/transport/usage). Les dimensions environnementales comprennent les mutations paysagères, la pression sur les ressources et plus généralement la recomposition des milieux. Chaque dimension a ses temporalités, rencontre des freins, des impulsions, des effets de seuil, d’où des crises qui sont des moments de tension et de déséquilibres. A l’image du « Water-Food-Energy nexus », objet de travaux internationaux depuis 2011, envisager les transitions énergétiques comme un nexus « Société-Technique-Environnement » amène à comprendre qu’une action sur l’une de ces composantes ait un impact sur les deux autres. En ce sens, l’approche par le nexus (défini en tant que lien) permet de « casser les silos disciplinaires » pour élaborer une méthodologie intégrée, adaptée à l’échelle territoriale des acteurs, des matérialités de la transition et des flux de ressources.
Au sud de la Méditerranée, donner plus d’ampleur aux travaux en SHS sur l’énergie. Lors de la table ronde sur les enjeux scalaires des transitions énergétiques, Philippe Drobinski, DR CNRS et professeur à l’Ecole Polytechnique, est intervenu en tant que membre du MedECC (Réseau d’experts méditerranéens sur le climat et les changements environnementaux). Il est en l’effet l’auteur principal du rapport « Relier le changement climatique au lien Eau-Energie-Alimentations-Ecosystèmes (WEFE) dans le bassin méditerranéen ». Ce rapport représente une avancée majeure dans la compréhension des relations complexes entre l’eau, l’énergie, l’alimentation et les écosystèmes en Méditerranée. Il propose une évaluation exhaustive des connaissances scientifiques sur ces questions, et souligne la nécessité d’une coordination intersectorielle, d’innovations technologiques et sociales, de solutions écosystémiques et d’une gouvernance transformatrice, afin de maximiser les synergies entre les composantes du lien WEFE. Or Philippe Drobinski indique qu’il manque, dans la littérature scientifique, une remontée des initiatives locales au Sud de la Méditerranée, pour alimenter les travaux du MedECC sur ce lien WEFE. A nous par conséquent d’encourager ces travaux à travers nos collaborations scientifiques avec les universités du Sud de la Méditerranée.
Auteure : Sylvie Daviet, Pr émérite de géographie, AMU, UMR TELEMMe
Texte initialement paru sur le carnet Crossdisciplines de la Mission interdisciplinarité(s) d’AMU : https://crossdisciplines.hypotheses.org/3711
Liens disponibles :
- https://www.canal-u.tv/chaines/driihm/zoom-sur-le-colloque-energon-transition-energetique-et-reconfigration-des .
- https://energon2025.sciencesconf.org/data/pages/Programme_8.pdf
- https://hal.science/hal-04918825v1
- https://www.driihm.fr/
- https://ohm-provence.in2p3.fr/
- https://telemme.mmsh.fr/
- https://www.iris-france.org/chercheurs/teva-meyer/
- https://www.medecc.org/medecc-reports/climate-wefe-nexus/